Migrants à Calais, 1 an après
Modifié le: 9/11/2010, 10h01
1 an après la destruction de la « jungle », situation humanitaire critique pour les migrants
Le 22 septembre 2009, la « jungle » de Calais était démantelée ainsi que tous les squats de la ville et de ses alentours. Un an après, le nombre de migrants à Calais a fortement baissé, passant de près de 1200 personnes à environ 200. 30% d’entre eux sont mineurs. Les équipes de Médecins du Monde qui interviennent dans le Dunkerquois font le même constat : le nombre de personnes a diminué de moitié au cours de l’été. Au matin du 15 septembre, l’un des trois campements sur lesquels MdM intervient, à Loon Plage, a été démantelé. Il ne comptait plus qu’une douzaine de personnes, contre plus de 90 au printemps. Les occupants du camp étaient âgés de 14 à 17 ans ; leur trace a été perdue.
Ainsi, la politique du gouvernement menée depuis un an dans la région a entraîné l’invisibilité des migrants. Mais à quel prix ? Harcèlement continu, précarisation et dispersion des migrants, entrave à l’action humanitaire rendant le travail de suivi médical de plus en plus difficile dans le contexte du règlement Dublin II qui poussent les migrants davantage vers la clandestinité.
A Calais comme à Dunkerque, le matériel distribué par les associations pour couvrir leurs besoins vitaux est détruit ou confisqué. Le 30 juillet dernier, la citerne d’eau potable mise en place 10 jours plus tôt sur le port maritime de Dunkerque par Médecins du Monde a été démantelée par les autorités. A Loon Plage, lors du démantèlement du 15 septembre le matériel de premières nécessités distribuées par MdM a été détruit de même que les biens des mineurs.
Pourtant l’accès à l’eau potable a été reconnu par l’Assemblée Générale de l’ONU, le 28 juillet dernier, comme un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».
Cette politique n’est pas sans conséquences sur leur santé. De janvier à août 2010, plus de 1200 consultations ont été effectuées par les cliniques mobiles de MdM. La majorité des pathologies rencontrées sont directement liées aux conditions sanitaires : abris précaires, accès à l’eau et à l’hygiène difficile, absence de gestion des déchets et des excréments... Les maladies dermatologiques, ORL, ostéoarticulaires, digestives, traumatologiques et dentaires, ainsi que les problèmes liés à une grande souffrance psychique (dépressions, angoisses et apathies) sont rencontrées régulièrement.
Photos : Benoît Guenot
Le 22 septembre 2009, la « jungle » de Calais était démantelée ainsi que tous les squats de la ville et de ses alentours. Un an après, le nombre de migrants à Calais a fortement baissé, passant de près de 1200 personnes à environ 200. 30% d’entre eux sont mineurs. Les équipes de Médecins du Monde qui interviennent dans le Dunkerquois font le même constat : le nombre de personnes a diminué de moitié au cours de l’été. Au matin du 15 septembre, l’un des trois campements sur lesquels MdM intervient, à Loon Plage, a été démantelé. Il ne comptait plus qu’une douzaine de personnes, contre plus de 90 au printemps. Les occupants du camp étaient âgés de 14 à 17 ans ; leur trace a été perdue.
Ainsi, la politique du gouvernement menée depuis un an dans la région a entraîné l’invisibilité des migrants. Mais à quel prix ? Harcèlement continu, précarisation et dispersion des migrants, entrave à l’action humanitaire rendant le travail de suivi médical de plus en plus difficile dans le contexte du règlement Dublin II qui poussent les migrants davantage vers la clandestinité.
A Calais comme à Dunkerque, le matériel distribué par les associations pour couvrir leurs besoins vitaux est détruit ou confisqué. Le 30 juillet dernier, la citerne d’eau potable mise en place 10 jours plus tôt sur le port maritime de Dunkerque par Médecins du Monde a été démantelée par les autorités. A Loon Plage, lors du démantèlement du 15 septembre le matériel de premières nécessités distribuées par MdM a été détruit de même que les biens des mineurs.
Pourtant l’accès à l’eau potable a été reconnu par l’Assemblée Générale de l’ONU, le 28 juillet dernier, comme un « droit fondamental, essentiel au plein exercice du droit à la vie et de tous les droits de l’homme ».
Cette politique n’est pas sans conséquences sur leur santé. De janvier à août 2010, plus de 1200 consultations ont été effectuées par les cliniques mobiles de MdM. La majorité des pathologies rencontrées sont directement liées aux conditions sanitaires : abris précaires, accès à l’eau et à l’hygiène difficile, absence de gestion des déchets et des excréments... Les maladies dermatologiques, ORL, ostéoarticulaires, digestives, traumatologiques et dentaires, ainsi que les problèmes liés à une grande souffrance psychique (dépressions, angoisses et apathies) sont rencontrées régulièrement.
Photos : Benoît Guenot
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