
Un an après le séisme, les conditions de vie des Haïtiens restent préoccupantes : si la phase aiguë de prise en charge des blessés est terminée, les besoins humanitaires et sanitaires restent colossaux.
L’accessibilité aux services de santé a cependant augmenté : avant le séisme, 47% de la population n’avait pas accès aux soins. Aujourd’hui, cet accès est quasiment universel. Médecins du Monde a contribué à cet effort, porté par les Haïtiens eux-mêmes, mais aussi par les ONG, avec le soutien des bailleurs institutionnels.
L’action de Médecins du Monde en Haïti se base sur :
le soutien aux structures sanitaires locales (hôpitaux, dispensaires, Ministère de la Santé…) plutôt que la création d’infrastructures propres et la formation des ressources humaines locales plutôt que l’envoi d’une expertise étrangère ;
l’utilisation parcimonieuse des dons, par l’envoi d’un nombre restreint d’expatriés, la valorisation du personnel local, le recours aux médicaments et matériels médicaux distribués par la communauté internationale, etc. ;
le long terme et la durabilité plutôt que l’opération coup de poing. MdM était présent avant le séisme et son action perdure au-delà de l’urgence.
Dans les mois à venir, Médecins du Monde portera ses efforts sur :
la lutte contre le choléra : par des soins urgents mais aussi par la formation du personnel local à la prise en charge des malades ;
l’accès aux soins : suite au séisme, les soins ont été offerts gratuitement, mais ce système n’est pas durable. MdM appuiera des initiatives pilotes offrant un niveau d’accès aux soins équivalent à celui garanti par la gratuité ;
la santé sexuelle et reproductive : Haïti présente les taux de mortalité maternelle les plus élevés de la région. Seules 6% des femmes les plus pauvres accouchent dans des centres de santé.
Bilan des activités de MdM en Haïti (au 12/12/2010)
Dossier de presse "Haïti 1 an après"