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Action de MdM aux frontières libyennes

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Modifié le: 4/10/2011, 14h28

Mise en place d’une action pour venir en aide aux étrangers fuyant la Libye en particulier ceux venant de pays d’Afrique sub-saharienne

Depuis le 7 mars, après une mission d’évaluation des besoins sur les deux frontières tunisienne et égyptienne, Médecins du Monde a mis en place un programme destiné aux personnes issues de pays d’Afrique sub-saharienne. De plus en plus nombreuses, les conditions dans lesquelles elles ont fui la Libye, les rendent particulièrement vulnérables.



Frontière tuniso-libyenne

Médecins du Monde a choisi de mettre en place une action avec l’Association des Maliens Expulsés* avec qui elle travaille déjà au Mali. Une équipe de 4 personnes (médecin, psychologue,…) apporte un soutien psychologique aux étrangers sub-sahariens dans un camp de transit installé près de la frontière tuniso-libyenne.

« A ce jour, 1200 Maliens se trouvent dans le camp, ils sont très fatigués et complètement perdus. Certains ont été menacés, enfermés, la plupart ont été dépouillées de leurs biens, d’autres ont fui des centres où ils étaient retenu » explique le Dr Rafik Bedoui, coordinateur médical pour MdM. « Nous assurons des consultations psychologiques individuelles et proposons des écoutes en groupe pour leur permettre d’évoquer ces traumatismes. »

Frontière Égypte-Libye

A la frontière égyptienne, où plusieurs milliers de personnes arrivent chaque jour, une équipe de MdM, intégrée au dispositif existant mis en place par les UN et les autorités égyptiennes, repère les cas médicaux nécessitant des soins urgents et réfère les patients vers des structures égyptiennes.

« Trente nationalités sont représentées sur la zone frontière où les personnes restent 1 à 10 jours. Lorsqu’elles arrivent, elles sont exténuées, les conditions de vie sont difficiles, certes il y a des distributions de vivres mais la plupart dorment dehors, sans abri », décrit Pierre Salignon, directeur général de MdM actuellement en mission d’évaluation, « ces personnes nous disent avoir subi de multiples violences (coups, vols, parfois des viols), ils ont besoin de parler de ce qu’ils viennent de vivre. MdM assure aussi un rôle d’écoute. »


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